Le Vol à Voile
Le vol à voile est la prolongation indéfinie du vol plané.

En plaine ou en montagne, le vol à voile est praticable toute l'’année selon les conditions aérologiques à partir de terrains spécialement aménagés et dans le respect des règlements de l’espace aérien.

Le planeur est plus lourd que l’air, dépourvu de moteur, son pilote doit puiser toute l’énergie du vol dans le milieu atmosphérique.

Le principe du vol plané se caractérise par une trajectoire descendante par rapport à l’air environnant. Lorsque la masse d’air est stable ou descendante, le planeur descend par rapport au sol.
Lorsque la masse d’air est ascendante, le planeur s’élève par rapport au sol.
Les planeurs modernes sont des engins sportifs les plus aérodynamiques existant au monde.

Biplaces ou monoplaces, ils sont entièrement profilés en matière plastique - fibre de verre ou de carbone. Le très haut degré de finition des surfaces, dont dépend leurs performances en vol, fait l’objet d’'un entretien méticuleux.
La mise en vol
Autrefois depuis le haut d’une pente. aujourd’'hui elle se fait avec :

1- L’avion remorqueur: Au décollage et pendant le remorqué, le pilote aligne le planeur dans la trajectoire de l’avion. Le largage se commande depuis le planeur à 500 m d’altitude du sol environ.
2- Le treuil: L’enroulement d’un câble sur un tambour motorisé fournit une traction qui permet l’envol et la montée du planeur. Largage entre 300 et 600 m.
le remorquage
Le vol plané
1- En ligne droite: le pilote communique une vitesse appropriée au planeur afin d’équilibrer son poids sur une trajectoire descendante. Cette manœuvre se commande par la gouverne de profondeur à l’aide du manche qui est poussé en avant jusqu’à ce que l’anémomètre indique la vitesse correcte.

2- En virage: sous réserve des conditions de vitesse minima, le pilote met le planeur en virage en agissant simultanément sur l’inclinaison (manche latéralisé du côté du virage) et direction (pédale de palonnier poussée du côté du virage). Cette double action, que l’on appelle conjugaison , a pour but d’éviter l’apparition de phénomènes parasites compromettant la symétrie du vol.
Les ascendances
la spirale Le sport consiste à prendre et à reprendre de l’altitude par ses propres moyens dans le but d’accomplir des circuits.

Des prises d’altitude se font à l’aide des masses d’air ascendantes qui sont de deux sortes :

- Les ascendances thermiques : les masses d’air chauffées par conduction près du sol s’élèvent dans l’air plus froid et forment des colonnes dont le sommet est quelquefois matérialisé par un nuage appelé cumulus que les pilotes utilisent pour se repérer. C’est la convection . La prise d’'altitude s’effectue en mettant le planeur en virage et en spiralant à l’intérieur de ces colonnes d’air chaud.

- Les ascendances de pentes : une crête montagneuse sensiblement perpendiculaire à la direction du vent perturbe son écoulement et provoque une déflexion vers le haut que le planeur exploite en faisant des aller retour le long de la pente.
La procédure d'atterrissage
l'aterrissage C’est le passage d’une trajectoire de descente à une trajectoire parallèle puis de contact avec le sol.

Afin de mieux en contrôler les paramètres, la meilleure tactique consiste à suivre une trajectoire parallèle au terrain en vent arrière afin de régler la vitesse d’approche, sortir le train d’atterrissage et visualiser l’ensemble de la manœuvre.

Puis le pilote effectue un virage à 90° qui le place perpendiculairement à l’axe d’atterrissage.

Il règle sa pente d’approche au moyen des aérofreins.

Enfin un dernier virage l’amène dans l’axe de la piste en conservant toujours sa vitesse et son angle de descente. Le contact s’effectue après un palier au ras du sol.